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À la découverte du café biodynamique

Avant de parler du café biodynamique, il faut déjà poser les bases de ce qu’est la biodynamie. Nombreuses sont les personnes qui ignorent ce qu’est la biodynamie ou, au contraire, pensent le savoir sans toutefois en avoir toutes les caractéristiques.

Étymologiquement parlant, le bio est le vivant et la dynamique implique le mouvement. Il s’agit donc du résultat de tous les mouvements liés au vivant.

Pour saisir plus concrètement cette notion, il est donc indispensable de mieux définir le principe de l’agriculture biodynamique. Ainsi, il est plus simple de comprendre ce qui la caractérise, et par conséquent, de mieux s’imprégner de ses concepts, de son rôle et de ses avantages.

En effet, la biodynamie peut influer sur la qualité des produits, et notamment sur celle du café. La biodynamie possède donc des avantages, mais elle a aussi ses limites. Enfin, ces différentes pratiques peuvent être soumises à des labels et certifications. Nous évoquerons à cette occasion le label Demeter qui, parmi les labels de café bio, permet la prise en compte d’une « qualité biodynamique ».

Les origines de la biodynamie et ce qu’elle représente

Bien que nous puissions aisément conclure que nul ne peut se revendiquer « père » ou « mère » de la biodynamie, tant ses origines peuvent être corrélées au début des cultures humaines, il existe certains noms forts dans l’histoire :

  • Rudolph Steiner (philosophe), qui établit en 1920 le lien entre les êtres vivants et les rythmes cosmiques ;
  • Ehrenfried Pfeiffer (chimiste et agronome du 20e siècle), l’un des pionniers de l’agriculture écologique et biodynamique ;
  • Maria Thun (cultivatrice pionnière), qui consolide le courant de la biodynamie.

Cette liste non exhaustive et diversifiée dans les profils énoncés tend à montrer que la biodynamie transcende les genres de pensée. C’est un concept qui ne veut s’appuyer que sur le bon sens de l’observation et de la notion d’équilibre des plantes, avec tout ce qui est vivant (animaux et humains) dans le cadre de l’environnement direct (eau, terre, air, feu) et indirect (astres, météo et saisons).

À une échelle agricole, c’est une théorie du tout, qui veut démontrer que ce qui est nécessaire à la production parfaite et optimisée des plantes (café ou non) est d’ores et déjà présent, mais parfois occulté. Ainsi, la seule bonne observation cumulée aux bonnes pratiques au moment opportun peut remplacer tous les intrants artificiels et les engrais chimiques. Les maladies peuvent être combattues par des méthodes naturelles et les sols fermiers également nourris au naturel.

Les grands axes de la biodynamie

La biodynamie, plus qu’une idée, correspond à la synergie de 3 grands principes, qui ont pour but de créer et de maintenir un équilibre pour toute culture qui en découle. Cet équilibre repose donc sur des axes fondamentaux qu’il nous faut détailler pour mieux comprendre.

Les rythmes cosmiques

L’influence des astres est une part intégrante de la biodynamie, car notre monde occupe une place précise dans l’univers. Chaque astre est capable d’influer sur lui-même autant qu’il influe sur les autres. Les anciens, en semant à des dates précises en fonction des périodes de la lune, voire des phases de périgée ou d’apogée lunaires, pratiquaient ce pan de la biodynamie.

Certes, bien des cultures peuvent obtenir de bons résultats sans se soucier des phases de la lune, tout comme certaines personnes peuvent légitimement penser qu’aucun lien ne puisse être établi. Ceci étant, la lune et le soleil à eux seuls peuvent déjà soulever les océans. Il est donc légitime de penser que leur influence agit sur le vivant de ce monde.

Les préparations naturelles

Parts très importantes de la biodynamie, les préparations naturelles sont au nombre de 9, que l’on peut toutefois regrouper en moins de familles afin de faciliter leur appréhension. Classées de 500 à 508 par leur nomenclature d’origine, elles regroupent des recettes diverses qui vont permettre :

  • la croissance des racines ;
  • la régulation du processus d’azote ;
  • la meilleure assimilation du calcium pour une meilleure résistance des plantes ;
  • une protection contre le gel ;
  • une protection fongique ;
  • etc.

L’organisme agricole

Cette troisième et dernière notion place toute culture ou ferme au cœur d’un ensemble du vivant. Dès lors, qu'il s'agisse des fermiers ou du producteur, des cultures avoisinantes, des arbres et haies aux alentours, des points d’eau et de vie, etc., tous seront à considérer comme ayant une action indirecte sur la culture (par exemple sur les arbres à café présents).

Pour reprendre notre exemple, c’est comme si le café cultivé dans une vallée dépendait autant de la présence des plans d’eau environnants (avec tout leur écosystème) que des habitations présentes (même éloignées), ainsi que des actions humaines directes comme indirectes. Cela se rapproche instinctivement de la permaculture.

La biodynamie de la culture du café

Le café, plante que l’on peut aisément préférer bio, est également sujet à ce type de pratiques. Par exemple, dans la vallée d’Araku en Inde, on retrouve la plus grande plantation de café certifié bio en agriculture biodynamique du monde. Réparties sur plus de 520 villages, entourées de manguiers et d’eucalyptus, mais aussi implantées sur un sol naturel riche en fer, ces plantations de café bénéficient d’un environnement propice à l’excellence de la culture du café.

C’est donc un ensemble de disciplines et de principes qui donnent à ce café une saveur nullement comparable à d’autres. Les cafés de la vallée d’Araku se distinguent des autres, et tous les connaisseurs s’accordent à le dire. Bien que des exceptions puissent exister, il est courant de constater que les cafés issus de cultures biodynamiques révèlent des saveurs différentes.

Label Demeter : pour encadrer la culture du café biodynamique

Le label Demeter est parmi les seuls à pouvoir encadrer les pratiques biodynamiques au sein des cultures labellisées telles que celles du café. Tout d’abord, parce qu’il a réussi à traduire les impératifs biodynamiques en des règles établies (calendriers d’actions de culture selon les phases lunaires), mais aussi parce que l’aspect bio fait partie de son ADN. Ainsi, obtenir un tel label, c’est réussir à prouver que les cultures sont non seulement bio, mais qu’elles ont également obéi à un cahier des charges supplémentaire, qui regroupe l’ensemble des 3 axes sus-énoncés.

Chacun est libre d’avoir sa propre opinion sur les limites de la biodynamique, mais nul ne peut réfuter que, plus la science avance, plus elle tend à démontrer que nous ne sommes que le fruit de nos environnements combinés (directs ou non). Le raccourci consistant à appliquer cela à nos cultures relève d’un bon sens qui, jusqu’à ce jour, n’a pas non plus été réfuté. Et il ne faut pas oublier que plus un produit répond à des critères d’exigence, meilleur il sera pour le consommateur. Cette seule vérité doit suffire à se convaincre des vertus de la biodynamique.

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