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Le Sexe et le Café

Le Sexe et le Café

Le 10/05/2017 14:00:15 La Categorie :

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On ne peut pas y couper ! Après l’alimentation, la reproduction est la première préoccupation des espèces vivantes.

L’homme n’y échappe pas, et parler du café sans parler de sexualité serait nier plus d’un millénaire de pratiques, de totems et de tabous.
On sait que les premiers peuples consommateurs de café, les Oromos et leurs voisins, ont intégré le café et le caféier à de nombreux rites de passage et particulièrement à ceux liés au mariage et donc à la fécondité. Le grain de café rappelle certe le sillon du laboureur mais aussi le sexe féminin, ses transformations lors de la cuisson (craquement, ouverture, et doublement de volume)  rappellent la grossesse.

On retrouve encore aujourd’hui cette intégration du caféier et du grain de café dans de nombreuses cultures traditionnelles africaines comme au Kenya, en Tanzanie ou au Cameroun. Cette image est d’ailleurs tenace aujourd’hui puisque chez nos médecins échographistes, on sait si le bébé encore en gestation dans le ventre de sa mère est une fille ou non, à la vue du “grain de café”.

Ce que l’on sait moins c’est que tous les peuples qui l’ont découvert ont débattu, parfois jusqu’à en descendre dans la rue, des effets néfastes ou bénéfiques du café sur les capacités sexuelles. Cela peut être caché par l’effet aphrodisiaque du café comme l’ont manié certains auteurs à l’instar de d’Abu al-Tayyib al-Ghazzi (1570-1651) qui rapporte que  Salomon, lui-même, aurait abusé de la reine de Sabbah en lui faisant boire une élixir à base de café... La légende est belle, mais anachronique. Salomon tout comme Ulysse ou David n’ont sans doute goûté que ce qui nous apparaît aujourd’hui des succédanés de café, soit des céréales grillés. Un peu moins anachronique mais tout aussi oecuménique, c’est le prophète Mahomet qui aurait dit pouvoir maîtriser 40 femmes sous l’effet du café. Au XVIIe siècle, on débattait (sic!) pour savoir s’il fallait interdire ou non aux femmes la consommation de cet « excitant ». C’est qu’il était, à Paris, consommé avec force d’esclaves et nappé d’un érotisme orientaliste. Mesdames de Sévigné et de Pompadour se délectaient ainsi et du café et de ces débats.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les femmes européennes et particulièrement anglaises, s’en préoccupaient encore beaucoup et militaient pour interdire la vente du café suspecté de rendre impuissants leur(s) mari(s) au contraire de la bière (sic !). Il n’y avait que Michelet pour considérer “la boisson du diable”  comme « anti-érotique, imposant l’alibi du sexe par l’excitation de l’esprit. »

Aujourd’hui, époque propre et objective, ce sont les aspects médicaux et fonctionnels qui ont pris la relève et où l’on vante les mérites du café pour prévenir le cancer de la prostate, et non plus pour ses vertues vasco-dilatatoires. C’est que s’il permet une meilleure circulation du sang et une meilleure irrigation des membres, il provoque aussi de la tachycardie. il faut alors savoir raison garder et tenir le rythme.

La gastronomie n’est pas en reste puisque les courtisanes trouvèrent l’invention de Sir de Monin, celle de verser une goutte de lait dans le noir café, absolument parfaite, et que l'un des desserts les plus populaires au monde, le tiramisù, (littéralement « remets-moi d’aplomb ») était servi autrefois dans les maisons closes pour "remettre le couvert”. Nous buvons et mangeons décidément plus que des aliments, mais bien des signes et des sens.

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